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Dormir sur le côté avec une hanche sensible : retrouver du confort

il y a 1 minute
5 min de lecture
Femme assise au bord d’un lit, tenant un coussin sur ses genoux dans une chambre lumineuse.

Illustration générée par IA : préparer une installation confortable pour la nuit.

Une douleur sur le côté de la hanche peut rendre l’appui sur le matelas désagréable, même lorsque la journée reste assez confortable. Pour retrouver une position de repos, on peut essayer le côté opposé avec un coussin entre les jambes, ou le dos si cette position convient. L’objectif est de diminuer la pression sur la zone sensible. Ces adaptations font partie des conseils proposés pour les douleurs latérales de hanche par le service de physiothérapie Dynamic Health du NHS.

Mais le confort nocturne se prépare aussi dans la journée. Comprendre ce qui sollicite la hanche, ajuster certaines activités et retrouver progressivement de la force permet de construire un accompagnement plus complet qu’un simple changement de position.

Une douleur à l’extérieur de la hanche, de quoi parle-t-on ?

La zone concernée se situe sur le relief osseux que l’on sent en haut et à l’extérieur de la cuisse. Des tendons des muscles fessiers s’y attachent ; des bourses, petites poches facilitant le glissement des tissus, se trouvent à proximité. Une sensibilité de cet ensemble peut être regroupée sous le nom de « syndrome douloureux du grand trochanter ». Une tendinopathie fessière en est une cause fréquente. Dynamic Health.

Ce repère ne suffit pas à poser un diagnostic. L’examen doit notamment distinguer une douleur locale d’une gêne provenant du dos ou de l’articulation de la hanche. La localisation, les mouvements qui reproduisent la douleur et son évolution orientent cette distinction. Le Royal Devon NHS rappelle que plusieurs régions peuvent produire des symptômes semblables.

En consultation, une description concrète aide davantage qu’une étiquette : « l’appui me réveille », « les escaliers me gênent », « je peux marcher, mais la soirée est moins confortable ». Elle permet de choisir avec vous ce qui mérite d’être examiné et amélioré en premier.

Comment s’installer pour la nuit ?

Essayez de vous coucher sur le côté le moins sensible, avec un coussin suffisamment épais entre les jambes pour soutenir la jambe du dessus. Si cette installation reste désagréable, testez le dos, éventuellement avec un coussin sous les genoux. Ce sont des propositions de confort décrites par le Royal Devon NHS.

Pour comparer, gardez un repère simple : la position est-elle plus facile à tenir, et les réveils liés à la hanche sont-ils moins fréquents ? Vous pouvez noter ces deux éléments quelques jours. Cela donne une information exploitable lors du suivi, sans transformer chaque nuit en exercice de surveillance.

Le coussin sert ici à adapter un appui. Son utilité se juge sur votre confort ; aucun modèle particulier n’est recommandé dans cet article. Commencez avec ce que vous avez déjà et retenez l’installation qui vous convient le mieux.

Ajuster la journée sans arrêter de bouger

Lorsque la hanche est sensible, une hausse récente des marches en côte, des escaliers ou des longues sorties peut compter. Le Royal Devon conseille de maintenir une marche tolérée, d’en adapter la quantité et de regarder la réaction pendant la nuit puis le lendemain. Une promenade plus courte sur terrain plat peut ainsi constituer un point de départ. Conseils d’activité du Royal Devon.

Certaines postures compriment davantage les tendons latéraux. Si elles réveillent la gêne, réduisez temporairement le temps passé jambes croisées ou debout en vous laissant reposer sur une seule hanche. Évitez aussi de chercher à « débloquer » la zone par un étirement appuyé qui reproduit la douleur. Repères de Dynamic Health.

Pour organiser vos essais, choisissez une seule modification à la fois : le trajet du soir, l’installation au lit ou une activité précise. Vous pourrez ainsi expliquer plus facilement ce qui semble aider. L’objectif que nous proposons pour le suivi est concret : préserver les activités importantes pour vous, puis élargir progressivement ce que vous faites confortablement.

Pourquoi le renforcement a-t-il une place importante ?

Pour une tendinopathie fessière identifiée, la recherche soutient l’association d’exercices et d’explications sur la gestion des sollicitations. La revue systématique de Bremer et ses collègues, publiée en 2025, la propose comme approche centrale pour la douleur et la fonction, avec un niveau de preuve modéré et des limites liées aux études disponibles. Bremer et al., 2025.

L’essai de Mellor et ses collègues apporte un exemple : chez des adultes présentant une tendinopathie fessière persistante, le programme associant éducation et exercices obtenait davantage d’amélioration globale à huit semaines que l’attente seule. Ces résultats concernent un programme encadré et une population évaluée ; ils ne définissent pas une série universelle d’exercices à copier. Mellor et al., 2018.

Le choix des exercices et leur progression peuvent être organisés avec un kinésithérapeute selon votre capacité actuelle. La revue de Cordeiro et ses collègues retrouve également un bénéfice sur la fonction, tout en soulignant une certitude des résultats faible à très faible selon les critères. Il reste notamment des incertitudes sur le dosage idéal. Cordeiro et al., 2024.

Quelle place pour l’ostéopathie dans cet accompagnement ?

À La Maison de l’Ostéopathie, l’objectif d’une consultation peut être de faire le point sur les mouvements gênants, d’examiner la mobilité de la hanche et des régions voisines, puis de rechercher des possibilités de mouvement plus confortables. Un travail manuel adapté peut être proposé dans ce cadre, selon l’examen et vos préférences.

Dans notre observation clinique, une gêne à l’appui d’un pied ou une tension au niveau de la colonne peuvent s’accompagner d’une répartition du poids davantage sur une hanche que sur l’autre. Notre approche consiste à repérer ces déséquilibres et ces asymétries, puis à chercher à les corriger lorsqu’ils contribuent à l’inconfort, en travaillant sur les appuis et la mobilité de l’ensemble du corps.

L’idée ostéopathique est de retrouver une harmonie du mouvement : des appuis plus confortables et un mouvement mieux réparti pourraient diminuer les sollicitations concentrées sur certaines zones et faciliter la récupération. C’est l’objectif clinique qui guide notre approche ; son intérêt se vérifie dans votre fonctionnement et votre ressenti, au fil du suivi.

Son intérêt se réévalue sur un repère choisi ensemble : se tourner, se lever d’une chaise ou marcher avec davantage d’aisance. Un changement ressenti après la séance reste une observation individuelle. Les études citées sur l’exercice ne démontrent pas qu’une manipulation répare un tendon.

Le suivi se construit autour de ce qui vous aide effectivement. Une nouvelle séance peut se discuter si les besoins évoluent ou si un bénéfice utile reste à consolider ; aucun nombre automatique de consultations ne découle de cette douleur. Lorsque le renforcement constitue un objectif central, la coordination avec la kinésithérapie donne une place claire à chaque intervention.

Quand demander un avis médical ?

Si la douleur perturbe durablement le sommeil, s’aggrave ou ne s’améliore pas après environ deux semaines d’adaptations, prenez rendez-vous pour en préciser la cause. Une douleur brutale importante, une hanche chaude et gonflée avec fièvre, ou une impossibilité de prendre appui, notamment après une chute, nécessite une évaluation urgente. Repères du NHS sur la douleur de hanche.

Pour une gêne installée dans les gestes quotidiens, vous pouvez aussi préparer votre rendez-vous en choisissant la situation que vous souhaitez améliorer en priorité. À La Maison de l’Ostéopathie à Meximieux, nous pouvons examiner cette difficulté et discuter d’un accompagnement adapté à votre quotidien dans la Plaine de l’Ain. Prendre rendez-vous.

Références

Bremer T, Nicklen P, Fearon A, Morrissey D. The efficacy of gluteal tendinopathy treatments: A systematic review. Clinical Rehabilitation. 2025;39(5):600–617. DOI : 10.1177/02692155251327298.

Mellor R, Bennell K, Grimaldi A, Nicolson P, Kasza J, Hodges P, Wajswelner H, Vicenzino B. Education plus exercise versus corticosteroid injection use versus a wait and see approach on global outcome and pain from gluteal tendinopathy: prospective, single blinded, randomised clinical trial. BMJ. 2018;361:k1662. DOI : 10.1136/bmj.k1662 — PMID : 29720374.

Cordeiro TTP, Rocha EAB, Scattone Silva R. Effects of exercise-based interventions on gluteal tendinopathy. Systematic review with meta-analysis. Scientific Reports. 2024;14:3343. DOI : 10.1038/s41598-024-53283-x.

Dynamic Health, service de physiothérapie du NHS. Greater trochanteric pain syndrome. Consulté le 22 septembre 2026.

Royal Devon University Healthcare NHS Foundation Trust. Greater Trochanteric Pain Syndrome (GTPS). Fiche 1009, version 2 ; date de révision prévue indiquée : août 2026. Version disponible consultée le 22 septembre 2026.

NHS. Hip pain. Consulté le 22 septembre 2026.

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