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Grossesse : retrouver de l’aisance quand le bassin devient inconfortable

19 sept.
5 min de lecture
Femme enceinte marchant sur une allée de jardin près d’un banc, dans un cadre calme et lumineux.

Illustration générée par IA : une femme enceinte marche dans un espace extérieur aménagé.

Marcher avec un bassin moins douloureux, se retourner plus facilement, sentir moins de lourdeur : pendant la grossesse, le confort se joue souvent dans des changements très concrets. À La Maison de l’Ostéopathie, c’est autour de ces besoins que nous construisons l’accompagnement, en tenant compte du terme, de vos activités et de la façon dont votre corps s’adapte.

La grossesse évolue, et vos sensations aussi. Une position agréable il y a quelques semaines peut devenir moins confortable. Une consultation peut être l’occasion de comprendre cette évolution et de rechercher davantage d’aisance, avec un travail manuel adapté et quelques repères utiles à votre quotidien.

Un corps qui s’adapte au fil des mois

À mesure que la grossesse avance, le volume du ventre et la répartition du poids évoluent. La manière de se tenir, de marcher, de s’installer et de passer d’une position à une autre se transforme avec eux. Il n’existe pas une posture idéale à conserver pendant neuf mois : l’enjeu est de garder des possibilités de mouvement qui vous conviennent.

Une gêne autour du pubis, derrière le bassin ou vers les hanches peut être particulièrement sensible quand les appuis changent. Chez certaines femmes, c’est la marche qui devient inconfortable ; chez d’autres, le passage assis-debout ou le retournement au lit. Ces situations sont décrites dans les repères du RCOG sur la ceinture pelvienne.

La localisation compte, mais elle ne raconte pas toute votre expérience. Une même douleur peut prendre une place différente selon le sommeil, le travail, les trajets et la présence d’un aîné à porter ou à accompagner. L’entretien permet de relier ce que nous examinons à ce qui vous gêne réellement.

Ce que je retrouve dans ma pratique

Dans ma pratique auprès des femmes enceintes, les patientes me rapportent après les séances une moindre lourdeur au niveau du périnée, une meilleure mobilité et une meilleure résistance respiratoire ressentie. Elles décrivent aussi un ventre qui leur paraît moins présent, moins encombrant, davantage intégré à leur façon de bouger. Il s’agit de leur perception corporelle.

Ces retours nourrissent ma recommandation de l’ostéopathie au cours de la grossesse : rechercher un confort qui se retrouve dans les mouvements et les activités de tous les jours.

Ces observations décrivent un ressenti ; elles ne permettent pas, à elles seules, de mesurer l’effet propre du traitement ni d’en promettre le résultat. Leur intérêt en consultation est très concret : elles nous aident à choisir ce que nous allons observer, puis à vérifier avec vous si l’accompagnement vous apporte quelque chose d’utile.

Une sensation de souplesse retrouvée n’a d’intérêt que si elle correspond à votre besoin. Pour une patiente, ce sera bouger avec moins d’appréhension ; pour une autre, retrouver une installation plus confortable. Nous cherchons ensemble quel changement mérite d’être suivi, plutôt que de multiplier les objectifs.

Comment se construit une séance ?

Nous commençons par votre grossesse, vos sensations et les mouvements qui vous préoccupent. L’examen cherche ensuite quelles mobilités et quelles positions méritent d’être explorées. Le bassin s’inscrit dans un ensemble : le dos, les hanches et le thorax peuvent aussi faire partie de cette observation, selon votre situation.

L’installation doit vous permettre de rester à l’aise. Les gestes sont adaptés à votre confort et à vos réactions, sans rechercher une mise en tension importante. Vous pouvez à tout moment demander de modifier une position ou d’interrompre un geste. Le fait de bien supporter la séance fait partie de la prise en charge.

Nous revenons ensuite à un repère choisi au départ. Un mouvement est-il plus facile ? Une position paraît-elle moins contraignante ? Ce retour au concret permet de discuter du résultat sans le réduire à une impression du praticien.

La sensation respiratoire peut aussi être abordée lorsqu’elle fait partie de votre demande. Nous parlons alors d’aisance ressentie dans le mouvement du thorax et dans une position donnée. Ce ressenti ne constitue pas une mesure de la capacité respiratoire.

Pourquoi revenir à différents moments de la grossesse ?

L’intérêt éventuel de plusieurs consultations tient d’abord à l’évolution de vos besoins. Un rendez-vous peut être utile pour une gêne donnée ; plus tard, les activités ou les positions devenues difficiles peuvent être différentes. Il est alors possible de refaire le point et d’adapter l’accompagnement.

La décision de revenir se construit sur ce que la séance précédente vous a apporté, sur la durée de ce changement et sur votre situation actuelle. Si vous vous sentez bien, il n’y a pas lieu d’ajouter un rendez-vous par principe. Si l’amélioration reste très brève ou absente, nous réexaminons l’approche et l’intérêt d’un autre accompagnement.

Ce suivi peut donc se répartir sur la grossesse, avec un objectif de confort à chaque étape. La fréquence se discute individuellement ; elle ne découle pas d’un nombre de séances supposé convenir à toutes les femmes enceintes.

Prolonger ce qui vous aide entre les séances

Un conseil utile doit répondre à une difficulté précise. Si les longues promenades réveillent la gêne, nous pouvons discuter du rythme et de la durée des sorties. Si c’est une position qui pose problème, nous cherchons une autre installation que vous pourrez reproduire facilement. L’objectif est de conserver des activités qui vous font du bien.

Les exercices et la kinésithérapie peuvent avoir une place complémentaire. Une méta-analyse de 2024 retrouve un bénéfice moyen de l’association exercices et information par rapport à l’information seule dans les douleurs lombaires et/ou pelviennes de la grossesse. Elle soutient l’intérêt d’un accompagnement actif adapté, sans définir un programme universel. Diez-Buil et collaborateurs.

Concernant les approches manuelles seules, les données restent insuffisantes pour affirmer un bénéfice établi sur les douleurs de ceinture pelvienne. C’est la limite relevée dans la revue NICE consacrée à ce sujet. L’ostéopathie s’intègre donc au parcours de grossesse comme un complément possible, avec des objectifs discutés et réévalués.

Le repère médical à garder

Une douleur intense ou persistante au repos, des saignements, une perte de liquide, des contractions régulières ou des symptômes urinaires justifient de contacter rapidement votre maternité ou votre médecin. Un essoufflement nouveau ou inhabituel nécessite également un avis médical rapide, plutôt que d’être attribué à une tension. En cas de difficulté respiratoire importante ou de malaise, appelez le 15 ou le 112. Ces situations relèvent d’une évaluation médicale. Repères NHS et CDC.

Un accompagnement à Meximieux

Vous souhaitez retrouver davantage d’aisance pendant votre grossesse ? Nous pouvons faire le point sur les gênes qui limitent vos mouvements et sur ce que vous attendez d’une séance. L’accompagnement tient compte de votre suivi avec la sage-femme ou le médecin et des autres soins dont vous bénéficiez.

Sources et repères de lecture

Les observations de pratique présentées dans cet article sont celles rapportées par Boina Mzé. Elles sont distinguées des résultats de recherche ci-dessous.

RCOG, Patient Information Committee. Pelvic girdle pain and pregnancy. Juin 2015. Fiche officielle.

National Guideline Alliance, pour NICE. Management of pelvic girdle pain in pregnancy. Antenatal care, Evidence review U, NG201. Août 2021. NBK573945. Texte de référence.

Diez-Buil H, Hernandez-Lucas P, Leirós-Rodríguez R, Echeverría-García O. Association exercice et éducation dans les douleurs lombaires et/ou pelviennes de la grossesse : revue systématique et méta-analyse. Int J Gynaecol Obstet. 2024;164(3):811–822. DOI : 10.1002/ijgo.15000. Notice PubMed.

NHS. Stomach pain in pregnancy. Révision du 18 novembre 2024. Fiche officielle.

CDC. Urgent Maternal Warning Signs and Symptoms. 15 mai 2024. Fiche officielle.

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